25 juin 2005
Mon blog en ouacances (part I)
Je pars demain en vacances. Je n'alimenterai pas mon blog du coup, le pauvret. Mais je vais revenir avec plein d'idées de repas différents car nous partons pour le Maroc (j'adore ce pays) et je compte bien ramener plein de trucs !
Je vous dis donc au lundi 11 juillet. N'hésitez pas à laisser vos commentaires à propos des recettes de ce blog, ils sont toujours les bienvenus !
A très bientôt,
Fred
PS : la photo n'est pas de moi, je l'ai empruntée au site Sublime Ailleurs en attendant de pouvoir mettre les miennes.
24 juin 2005
Révolution chez les Petits pois-Carottes
Quelle grande lignée que celle des petits pois carottes, n'est-il pas ? Comme la frisée et ses lardons, les petits pois ont du mal à se défaire de leurs carottes et lycée de Versailles. Je ne dis pas que c'est mauvais, non, non, non... loin de moi l'idée de dire ça, mais avouons quand même qu'à la fin, des petits pois accompagnés de carottes, ça lasse. Je suis sûre que c'est ce que vous pensez !
C'est peut-être qu'en fait, comme tout le monde (moi y compris et genre premier top n°1 de cette liste de tout le monde) vous en avez marre des petits pois cuits à l'eau mélangés à des carottes, elles même cuites à l'eau, dans une casserole avec un vague bout de beurre ? Voire pire !! Non ? Ça ne vous rappelle rien ? Moi, ça me rappelle la boite prestement ouverte par les mamans pressées de mes copines (très gentilles au demeurant ces mamans, hein, ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit !), ça me rappelle la cantine et aussi ce que me force à manger le cuisinier de la brasserie du coin quand je n'ai pas envie de frites (ô punition ultime)... Et vous vous en doutez, comme d'habitude, j'en passe, et des meilleures !
Oui mais voilà, en ce moment la saison est aux petits pois et les carottes sont jeunes&jolies avec leur fanes. Elle vous cligneraient presque de l'oeil que ça ne m'étonnerait pas, tiens ! Manque de bol, l'autre jour il ne restait vraiment plus que ça dans le frigo. Nous voilà donc partis pour l'association ultime, pour la lapalissade de la cuisine,pour l'axiome de base du printemps. Et en plus, je ne vous cache pas qu'il me restait aussi quelques vagues tranches de lard... ce qui termine ce tableau hyperréaliste. Pas question de se laisser envahir par la banalité. Qu'à cela ne tienne ! Aujourd'hui : on révolutionne le petit pois carotte. Na !
Clafoutis petits-pois carotte, lard au sirop d'érable (tout de suite ça en jette, non ?)
Ingrédients (pour 4 personnes)
Pâte feuilletée (si possible faîte maison, mais sinon, c'est-pas-trop-grave-quand-même)
750g de petits pois à écosser
700g de jeunes carottes (ou environ 400 ml de jus de carotte)
1 botte de coriandre
3 oeufs
Sel, poivre du moulin
1- Passez vos carottes à la centrifugeuse afin d'en exprimer le jus. Si vous n'en avez pas, achetez du jus de carotte tout fait, le bio est très bon.
2- Faîtes cuire les petit pois 5-10 minutes dans l'eau bouillante salée (ou à la vapeur, moi je préfère... mais c'est selon). Si vous réalisez cette recette avec des petits pois plus vieux, allongez le temps de cuisson.
3- Fouettez 3 oeufs avec du sel, du poivre et la coriandre hachée très finement. Ajoutez le jus de carotte et les petits pois refroidis.
4- Etalez la pâte feuilletée et foncer des moules à tartelettes individuelles. Remplir avec l'appareil à clafouti.
5- Faire cuire au four température 180°C jusqu'à ce que le mélange ait pris et que le dessus soit joliement coloré.
6- Pendant ce temps mettez les tranches de lard fines bien à plat dans une grande poêle sur feu doux afin qu'elles ne se recroquevillent pas. Quand l'eau du lard est évaporée, ajoutez du sirop d'érable en filet sur les tranjches et poursuivez la cuisson jusqu'à ce que les tranches soient caramélisées.
Servez avec une salade bien vinaigrée. Disposez les tartelettes dans l'assiette surmontées d'une tranche de lard caramélisée, disposez la salade. Vous m'en direz des nouvelles. A vous les petits-poins caraottes !
A très bientôt,
Fred
23 juin 2005
A mon tour !
A mon tour de répondre au questionnaire à la mode sur les blogs culinaires ! Je remercie Laurange, Mercotte et Pascale de m'y avoir invitée.
Quel est votre premier souvenir de cuisine toute seule comme une grande ?
J'ai l'impression d'avoir toujours cuisiné. Bien sûr au début il ne s'agissait que de souffler dans la farine ou de lécher le fond du saladier quand maman faisait un cake, mais j'ai rapidement compris que ma pièce préférée était la cuisine. S'y est on jamais ennuyé ? J'ai pourtant réalisé mon premier vrai dessert toute seule loin de chez moi, chez mes grands-parents paternels. J'avoue que je m'y ennuyait sec cette année là, il n'y avait pas le jardin, ni la rivière, ni le bois qui me tenaient occupée des heures habituellement. J'ai dégotté je ne sais pas quel miracle "Faîtes la Pâtisserie comme Lenôtre" dans la chambre de mon cousin. Par quel hasard ce livre avait-il échoué là, nul ne le sait. Il faut aussi avouer que mon cousin est très crétin et que je n'ose imaginer qu'il ait une quelconque sensibilité des choses de la bouche. Menfin, revenons à nos moutons. Après l'avoir feuilleté moult fois, je me suis décidée à faire des religieuses au chocolat. Très réussies (on sera humble une autre fois, hein ;p). J'avais 12 ans.
Qui a le plus influencé votre façon de cuisiner ?
Sans aucun doute ma mère et ma grand-mère maternelle. Mamie avait le chic pour faire du bon avec trois fois rien. Je me souviens de son riz à l'espagnole, du couscous que maman égrainait les mains dans la vapeur, des frites à la végétaline et des flans. On y mangeait une cuisine très tradi, mais délicieuse. Maman, quant à elle, a toujours fait la cuisine aussi loin que je m'en souvienne. Il paraît que dans le temps jadis, elle cuisinait très mal, surtout les steak au poivre très cuits (maman, si tu me lis...), moi je n'ai jamais rien vu de râté. Normal son grand maître, c'est Michel Guérard dont elle exécute les recettes avec brio. Aujourd'hui, ma mamie n'est plus là, ce qui nous empêche de cuisiner à six mains, mais à quatre on s'en sort très bien !!
Sinon, depuis je cuisine en solo la majorité du temps, je peux dire (sans snobisme aucun) que c'est très certainement les livres de cuisine de Joël Robuchon qui ont le plus influencé ma façon de cuisiner. Le produit au centre des recettes, une cuisine simple en apparence mais toujours surprenante de finesse et de saveurs. C'est un vrai bonheur.
Avez-vous une vieille photo comme "preuve" d'une exposition précoce au monde culinaire, et voudriez-vous la partager ?
Non... malheureusement je ne vous ferait pas ce plaisir :D !!
Avez-vous des phobies culinaires, ou un plat qui vous donne des sueurs froides rien que d'y penser ?
Non, aucune ! C'est dingue non ?
C'est vrai que je n'aime pas particulièrement la langue ou la cervelle, mais de là à dire que j'en ai des sueurs froides... ça serait un peu exagéré !
Parmi les ustensiles de cuisine que vous possédez, lequel utilisez-vous le plus et lequel est le plus souvent délaissé ?
Celui que j'utilise le plus est sans conteste mon Robot Kitchen Aid. Le plus souvent délaissé ?... euh, mon gaufrier : je rate systématiquement toutes les gaufres que j'entreprends... alors vous comprenez pourquoi il se sent délaissé, le pauvre... et puis d'ailleurs ce n'est même pas le mien mais celui de Nicolas...!
(Je ne compte pas comme Pascale les couteaux et autres ustensiles ménagers qui sont utilisés au quotidien...)
Citez des combinaisons d'aliments amusantes ou bizarres que vous aimez vraiment - vous, et probablement personne d'autre !
Quand j'étais ado, lors de mes crises de stress intenses, je mangeais des cornichons et de la confiture avec les doigts dans l'entrebâillement de la porte du réfrigérateur... mais c'est normal c'étaient les deux seules choses dans la cuisine qui ne nécessitaient aucune préparation préalable avant dégustation !!! Ça fait longtemps que je n'ai pas essayé.
Quels sont les trois aliments ou plats sans lesquels vous ne pouvez pas vivre ?
Le boeuf, le fromage en général et l'omelette aux pommes de terre.
Il y a-t-il une question à laquelle vous auriez aimé répondre et qui ne se trouve pas dans ce questionnaire ? Si oui, ajoutez-la !
N/A
Trois questions rapides
Votre parfum de crème glacée / sorbet préféré : Fruits de la passion
Vous ne mangerez probablement jamais... : des insectes (mais bon... sait on jamais ?)
Votre plat fétiche, celui que vous ne ratez jamais : Le filet mignon de porc au roquefort.
A mon tour je passe ce questionnaire à Ester, Cenzina et Ninon...
A très bientôt,
Fred
21 juin 2005
Dîtes... ça s'rait pas l'heure de l'apéro ?
... et puis avec cette chaleur, je trouve que le grignotage convient tout à fait. Quoi de plus difficile que de rester à table, les cuisses serrées l'une contre l'autre dans un jean collant et moite, mmmh ? Et même si vous étiez en jupe... je suis sûre que quelques pas deci, delà ne vous dérangeraient pas trop. Je me trompe ? En tous cas, pour moi c'est une évidence, plus l'été arrive, plus j'aime les apéros qui se prolongent ou les barbecues improvisés dans les petits jardins des copains (en appart' c'est pus dur).
Durant ce petit apéro on grignote quelques Sablés Cumin-Carvi. J'ai utilisé la recette de Pascale, en ajoutant 50g de beurre en plus par rapport à la recette originale pour compenser l'humidité du roquefort (les autres ingrédients sont les mêmes). Et puis on tente ce bijoux de douceur et de simplicité provenant de Tentation (le livre de Conticini) : Velouté de tomates au chèvre. Et enfin on tartine de petits Oatcakes (ou on remplit des sucrines ou des feuilles d'endive stro chic !) avec une petite sauce Dip aux Pimientos del Piquillo petite surprise dénichée dans le Régal d'avril 2005.
En guest star, je rêvais d'un truc bien frais à boire. Je suis une inconditionnelle de la bièrasse (traduisez bière-en-terrasse) mais je ne suis pas contre un peu d'exotisme de temps en temps. Il faut dire que j'avais aussi un melon bien odorant dans la cuisine, qui menaçait d'exploser, mais que personne ne voulait goûter. Qu'à cela ne tienne... un petit coup de baguette google et je trouve mon bonheur sur "Ma cuisine d'étudiante"...
On se régale, c'est frais (comme j'aime), bon, rapide, pas cher... que du bonheur quoi. Et puis si là dessus vous rajoutez une petite brochette d'amis... que demande le peuple.
A très bientôt,
Fred
Velouté de tomates au chèvre frais
Ingrédients (5 personnes)
300g de tomates mondées et épépinées
2CS de ketchup
2 CS de concentré de tomates
2 CS de vinaigre de xérès
2 CS d'huile d'olive
12 cl de crème fleurette
Sel, poivre du moulin, piment d'Espelette
Pignons (QS)
1 chèvre frais
1- Mettez tous les ingrédients pour la soupe dans un mixer. Mixez pendant 5 minutes au moins afin d'obtenir un mélange homogène.
2- Torréfiez les pignons à la poêle. Coupez le chèvre frais en petits cubes.
3- Au moment de servir, disposez les cubes de fromage frais au fond de petits bols à riz, recouvrez de soupe froide. Parsemez de pignons grillés et de quelques goûtes d'huile de dégustation à cru.
Dip au Pimentos del Piquillo
Ingrédients (pour pas mal !)
300g de pimiento del piquillo
200g de feta
1 bouquet de basilic
2 CS d'huile d'olive
Sel, poivre du moulin, piment
1- Mixez pas trop finement le tout. Voilà.
Apéritif Melon-Pineau des Charentes
Ingrédients (Pour 3 personnes)
1 Melon bien mûr
3 branches de basilic
1 verre de Pineau (12cl)
Poivre noir (Penja)
Le jus d'un citron
1- Enlevez les pépins du melon et détachez la chair. Mettez la chair avec les autres ingrédients et mixez avec une girafe.
2- Conservez au frais et dégustez... c'est tout !
20 juin 2005
J'ai faim !
"J'ai faim !"... c'est ce que me criait mon bloug ce matin, au réveil... Ben oui quoi, je rien à manger depuis jeudi dernier... il a des raisons de se plaindre le pauvre ! Et puis avec les vacances qui se profilent il va y avoir de grandes périodes de jeune très bientôt, alors j'ai intérêt à bien le nourrir cette semaine. D'ailleurs j'ai pas mal de truc dans ma besace.
Aujourd'hui je vous propose un repas doménical que j'espère pas trop chiant (c’est malheureusement souvent l’adjectif qualifiant principal d’un déjeuner du dimanche… et je sais que certains y sont allergiques) mais quand même un peu lourd, histoire d'être vraiment prêt pour la sieste juste après !
Au menu donc : Pintade à l'estragon et au chou nouveau puis Riz au lait. Très classique, très très classique même ! Mais je vous en prie, restez assidus, il y a quand même des petites pointes de modernités dans la recette qui permettrons de revisiter ces goûts, ô combien connus !
Pintade à l’estragon à l’embeurrée de chou nouveau
Ingrédients (pour 4 personnes)
1 pintade
1 chou nouveau
8 pommes de terre nouvelles
1 botte d’estragon
Sel, poivre du moulin
75g de beurre
10 cl d’huile d’olive
1- Préparez la pintade (n’oubliez pas de retirez les abats s’il sont à l’intérieur de la bête) : salez et poivrez l’intérieur puis ajoutez 4, 5 branches d’estragon. Faîtes cuire à four chaud ( 270°C
2- Pendant ce temps occupez vous du chou. Effeuillez le chou délicatement en enlevant le trognon au fur et à mesure, gardez les belles feuilles non abîmées, lavez-les. Faîtes bouillir une grande quantité d’eau salée. Faîtes blanchir les feuilles 2 minutes dans l’eau bouillante, puis égouttez les et refroidissez les immédiatement dans de l’eau froide (voire glacée). Ne laissez pas tremper trop longtemps mais sortez les feuilles dès qu’elles sont froides. Essorez les bien. Enlevez la côte centrale, coupez les feuilles en 2 dans la longueur, superposez toutes moitiés de feuilles. Coupez ce tas en lanières plus ou moins fines selon votre envie (cf photo au dessus).
3- Lavez les pomme de terre et disposez les dans votre cuit vapeur avec des branches d’estragon par-dessus). Salez.
4- 15 minutes avant la fin de cuisson de la pintade, faîtes cuire vos pommes de terre à la vapeur. Mettez 75g de beurre dans une sauteuse et faîtes le fondre. Ajoutez les lanières de chou et faites les sauter à feu moyen jusqu’à ce que toute l’eau de végétation soit évaporée. Le chou doit rester croquant et donc ne doit pas être trop cuit (la cuisson dure environ 10 mn) cela évitera au chou de prendre l’odeur si caractéristique qui déplaît tant.
5- Sortez la pintade du four et laissez la reposer sur la porte au chaud. Jetez la graisse du plat (ou de la lèche frite si vous avez opté pour une cuisson à la broche) et déglacez avec de l’eau. Faîtes bien fondre tous les sucs de cuisson, puis mettez tout dans une casserole ? Faîtes réduire à demi glace (presque la consistance d’un sirop). Montez à l’huile d’olive : versez un mince filet d’huile d’olive dans la casserole hors du feu tout en fouettant énergiquement.
6- Découpez la pintade et servez le tout sur assiette. Au dernier moment, ajoutez la sauce.
Le chou nouveau (dit aussi chou pointu) dès qu'il est débarassé de ses grandes feuilles extérieures d'un vert sombre, ressemble à un gros coquillage. Il a un petit goût sucré et se déguste pas trop cuit. C'est la saison ! profitez-en pour le goûter et vous réconcilier éventuellement avec ce légume excellent !
N'hésitez pas à monter vos sauce à base de sucs de viande déglacés (ou de fonds de viande) avec de l'huile d'olive plutôt qu'avec du beurre. La consistance sera la même et vous ajouterez une petite note méditerranéenne à vos plat qui gagneront aussi en légèreté.
Riz au lait à la vanille
Ingrédients (pour plein de petits et grands gourmands)
160g de riz rond (j'ai utilisé du riz arborio)
1l de lait entier
80g de sucre
2 gousses de vanille
Cette recette diffère au niveau préparation de celle présentée ici... à vous de choisir votre préférée !
1- Mettez le riz et le lait froid dans une casserole. Faîtes bouillir sur feu moyen.
2- Quand le mélange bout ajoutez le sucre et les graines des 2 gousses de vanille. Laissez cuire jusqu'à absorption presque complète sur feu doux. Le mélange doit rester crémeux.
3- Réservez dans un saladier au frais.
Retrouvez un petit goût d'enfance avec ce riz au lait fortement parfumé en vanille ! Evitez de le laisser à portée de cuiller des gourmands !
A très bientôt,
Fred
PS : Pour éviter que le dessus de la crème en contact avec l'air ne durcisse et ne fasse une "croûte" vous pouvez au choix : passer un petit morceau de beurre sur toute la surface ou disposer un morceaux de film transparent en contact avec la crème.
16 juin 2005
Verre gourmand : la fève
Aujourd'hui encore, la star c'est le verre ! Mais cette fois je décline l'accord de jeunes fèves et de haddock coupé en tranches fines. Le mélange est savoureux et les jolies couleurs pastels renforcent le côté printanier de ce plat.
Fèves encore tièdes, Haddock, mousse au cumin
Ingrédients (pour 4 personnes)
1kg 500 de fèves non écossées
150g de Haddock en tranches fines
15 cl de crème fraîche liquide
1 cc de cumin en poudre
2 CS d'huile d'olive parfumée au citron
Le jus d'un citron jaune
Sel, poivre du moulin
1 biscuit salé (type oatcake)
Quelques graines germées pour la déco
1- Ecossez les fèves et faîtes les cuire (à la vapeur ou dans une grande casserole d'eau bouillante) environ 10 minutes. Si les fèves sont grosses épluchez-les. Réservez dans un bol avec 1 CS d'huile d'olive au citron et 1 CS de jus de citron.
2- Découpez les haddock en fines lanières.
3- Montez la crème fraîche liquide au batteur. Elle doit rester mousseuse, donc n'attendez pas que la crème fouettée soit trop serrée. Ajoutez 1 cc de cumin en poudre, 1 cc de jus de citron et 1 CS d'huile d'olive parfumée au citron à la mousse. Fouettez pour mélanger.
4- Montage des verres : au fond disposez le haddock, puis la salade tiède aux fèves. Recouvrez de crème fouettée aromatisée. Décorez avec du biscuit écrasé et un peu de graines germées (le mieux serait de trouver des germes de poireaux qui sont très goûtus).
En ce moment les fèves sont toutes jeunes, vous n'aurez peut-être pas à les éplucher si vous êtes chanceux comme moi ! Mais n'hésitez jamais à le faire si besoin est : oui il ya aura beaucoup de perte, oui c'est long, mais je peux vous assurer que vous serez payés au centuple de vos effort, par la finesse et la douceur de son goût ainsi révélé !
A très bientôt,
Fred
14 juin 2005
Petites douceurs
Trois fois rien... juste deux petites douceurs qui laissent la bouche heureuse. Les fêtes d'écoles arrivent, les barbecue entre copains dans le jardin aussi et on a toujours besoin d'un petit truc sucré pour accompagner un café.
Diamants
Ingrédients (pour 80-90 pièces environ)
600g de farine
400g de beurre
200g de sucre glace
2 jaunes d'oeufs
Les graines de 2 gousses de vanille
1 jaune d'oeuf + 1 CS d'eau (dorure)
Cassonade (QS)
1- Mélangez tous les ingrédients en commençant par le sucre, la vanille et le beurre, puis les jaunes d'oeufs puis la farine. NE pétrissez pas trop longtemps afin que la pâte n'ait pas trop de corps (elle doit rester très sablée).
2- Faire des boudins avec cette pâte et les placer sous cellophane au moins 1h au réfrigérateur.
3- Dorer le boudin à l'oeuf puis le rouler dans la cassonade. Découper des tranches assez épaisses (1cm environ) et disposez sur la plaque du four. Laissez reposer 30 mn. Pendant ce temps, préchauffez votre four à 180°C.
4- Faîtes cuire les sablés jusqu') coloration (environ 15 mn selon épaisseur). Surveillez bien la cuisson ! Laissez refroidir.
5- Rangez une fois froids dans une boite en fer.
Cette recette est inspirée de celle du livre d'Alain Ducasse (Grand Livre de Cuisine - Desserts et Pâtisserie). Les diamants de la recette originale étaient réalisés natures (sans vanille), panés au sucre cristal puis recouverts de lemon curd afin de limiter la douceur du sablé par une note acidulée.
Doigts de fée à la violette
Ingrédients (pour 45-50 pièces environ)
200g de blanc d'oeuf
200g de sucre en poudre
200g de sucre glace
Colorant rouge (QS)
Violettes cristallisées au sucre (QS)
1- Faîtes légèrement monter les blancs au batteur. Ajoutez le sucre semoule et fouettez jusqu'à ce que le mélange devienne très billant (environ 5 mn). Ajoutez quelques gouttes de colorant rouge afin de leur donner un petit air rosé (attention ça va super vite 2 ou 3 gouttes devraient suffire !).
2- A la maryse, ajoutez très délicatement le sucre glace et les violettes pilées (ou non selon ce que vous préférez).
3- A la poche à douille, formez des petits bâtons sur une plaque téflon ou un tapis siliconé ou un sylpat... attention ça colle ! Laissez cuire 1h30 dans un four entrouvert (afin de faire échapper l'humidité) à 120°C.
4- Débarrassez sur une grille dès la sortie du four. Laissez refroidir puis rangez les dans une boite en fer. Les violettes craqueront sous la dent au moment de la dégustation !
A bientôt,
Fred
13 juin 2005
C'est quoi ce truc ?
J'adore les blettes, mais c'est vrai que je les prépare un peu toujours de la même façon. C'est en discutant avec mon copain Jérôme (lui aussi d'origine italienne) que je réalise qu'on peut aussi les cuisiner avec de la tomate. Allez savoir quel processus complexe de mon cerveau a empêché toutes ces années cette association, en tous cas, elle tombe à pic. Les blettes sont de saison et j'en ai toutes les semaines une belle botte dans mon panier.
J'hésite en général à prendre en photos les trucs qui ne sont pas très beau. Et s'il est vrai que je ne cuisine pas pour le blog, il est aussi évident que je ne prends pas en photos tous nos repas (surtout quand il s'agit de salade au surimi par exemple :D). Je privilégie donc presque toujours ce qui est beau, ce qui va faire envie. En général je trouve que les sauces à base de tomates ne sont pas très facile à rendre en photo : on a souvent l'impression en regardant la photo de bêtes "pasta al ragù", de se retrouver dans une savante mise en scène digne d'Hitchcock qui vise à faire disparaître, dans l'ordre, le corps, les pièces à conviction et la culpabilité de l'assassin. En gros... on ne veut surtout pas savoir avec quels morceaux ce ragù a été préparé !
C'est donc après moult réflexions que je vous impose cette vision... car en fait c'est tellement bon, que ça serait dommage de vous en priver. Et c'est si simple à réaliser !
Pâtes aux blettes
Ingrédients (pour 4 personnes)
1 botte de jeunes blettes
1 petite boite de concentré de tomate
2 boites de tomates pelées au naturel
1 oignon doux (j'ai utilisé un oignon rouge)
1 gousse d'ail
1 CS d'huile d'olive (pour cuisson)
500g de pâtes de blé dur
1 boule de mozzarella di buffala
1 CS d'huile d'olive (pour dégustation froide)
Parmesan fraîchement râpé
Sel, poivre du moulin, piment d'Espelette.
Réalisation de la sauce
0- Lavez les blettes et épluchez les. Séparez les côtes de feuilles, enlevez les fils des côtes, découpez les en bâtonnets de 2 cm de long. Emincez grossièrement les feuilles. Réservez dans de l'eau fraîche.
1- Dans une cocotte en fonte, faire revenir doucement l'oignon dans l'huile d'olive jusqu'à ce qu'il devienne blond. Ajoutez le concentré de tomate et faîtes le cuire en remuant constamment pendant 2-3 minutes.
2- Ajoutez les boites de tomates pelées et 1 mesure d'eau (utilisez un des boites pour mesurer).
3- Ajoutez les blettes en morceaux et laissez mijoter à feu doux jusqu'à totale évaporation de l'eau de cuisson. La sauce doit avoir un aspect rouge foncé et être très épaisse (la cuisson peut durer plus d'une heure). Réservez.
Préparation des pâtes
4- Faîtes cuire les pâtes dans beaucoup d'eau bouillante salée en suivant le temps de cuisson du fabricant. Egouttez. Remettez les pâtes dans la casserole et ajoutez un peu d'huile d'olive. Remuez et déposez un lit de pâtes dans chaque assiette.
5- Ajoutez la sauce chaude aux blettes sur les pâtes, parsemez de parmesan frais. Disposez des dés de mozzarella sur le dessus, salez, poivrez et soupoudrez de piment d'Espelette (pour la couleur et le piquant!).
6- Servez chaud après avoir ajouté un filet de bonne huile d'olive de dégustation !
Vous pouvez aussi déguster la sauce aux blettes froides comme entrée avec d'autres antipasti à l'italienne (légumes grillés, charcuterie, mozzarella, tomates bien mures !). Bien sûr il faut apprécier le petit goût astringent de la blette, qui est ici renforcé par l'absence de cuisson à l'anglaise (à l'eau).
A très bientôt,
Fred
09 juin 2005
Pas tout à fait Nordik
J'adore le goût anisé du fenouil, surtout dans les tout jeunes bulbes : leur goût est comme un concentré de canebière ! Et puis ils sont si tendres. D'ailleurs je vous conseille de les déguster à l'italienne (enfin, c'est comme ça qu'on faisait dans ma famille, près de Piacenza) : disposez dans une petite coupelle de l'huile et du sel, tranpouillez vos bulbes dedans et dégustez ! Chez moi on n'utilisait pas d'huile d'olive pour le fenouil, mais vous pouvez faire à votre goût bien sûr ! Enfin... toutes ces gentilles petites choses ne nourrissent pas son homme et, si vous êtes pourvu comme moi d'un conjoint au féroce appétit ("ça sent la chair fraîche par ici !" s'exclame-t-il en rentrant de la chasse au mammouth tous les soirs... ;0 ), il va falloir habiller tout ça de quelques sucres lents et de quelques lipides poly-insaturés. C'est chose faite avec cette salade pas tout à fait nordique (z'entendez pas les cigales ?).
Salade de saumon au fenouil
Ingrédients (en général, pour moi et l'ogre qui vit ici)
1 filet coeur de saumon
5 petits bulbes de fenouil (à défaut 2 gros bulbes)
200g de cottage cheese
1CS de crème fraîche allégée
1CS d'huile d'olive au citron
1 échalote nouvelle
Le jus d'un citron
Petites pomme de terre nouvelles
Sel, poivre du moulin
Ciboulette
1- Nettoyez les fenouils : enlevez la première enveloppe (voire plus si vous en avez des gros). Détaillez-les en gros cubes. Réservez.
2- Emincez l'échalote. Ajoutez le fenouil, l'échalote, la crème et l'huile au Cottage cheese. Assaisonnez. Ajoutez du citron fraîchement pressé à votre convenance. Réservez au frais afin que les saveurs se mélangent.
3- Grattez, épluchez ou brossez votre grenaille de pomme de terre. Faîtes la cuire à la vapeur. Les pommes de terre doivent rester fermes afin de se tenir une fois découpées.
4- Découpez le coeur de filet de saumon en petits cubes.
5- Dressez les assiettes : sur un lit de pomme de terres encore tièdes disposez la crème au fenouil, puis les cubes de saumon fumé. Parsemez de ciboulette fraîche (sur la photo se sont des fleurs de ciboulette).
Frais, consistant et léger (ben oui, si j'vous l'dit), cette salade va parfaitement avec une petite soirée de printemps ni trop chaude, ni trop froide.
A très bientôt,
Fred
Edit : j'ai corrigé la recette et liste des ingrédients ! Quelle tête de linotte cette Fred !
07 juin 2005
Ça va lui changer des lardons !
La semaine dernière je contemple les reste de mon panier hebdomadaire. Une Frisée me nargue dans le tiroir de mon frigo. Bon, Nicolas n'aime pas la frisée au lardon, comment vais-je faire ? D'un autre côté, quand on y pense, pauvre frisée ! Cantonnée dans des milliers de foyers, dans des centaines de restaurants, de cantines et de bistrots à être dégustée avec des lardons. Mais comment fait-elle pour résister dans nos assiette depuis tout ce temps ? Franchement moi, ça ferait un bout de temps que j'aurai fait mes valises et quitté ce mortel ennui !
Du coup je dégaine mon magnifique livre sur le risotto, offert il y a déjà quelques temps par mon amie Ninon. La frisée est, comme chacun le sait une chicorée (allez donc vérifier ici !), je m'inspire donc de la recette du risotto al radicchio (chicorée de Trévise) pour créer cette recette de risotto à la frisée. Idéalement on devrait utiliser du riz de variété "vialone nano" qui est semi-fin (assez rustique). Il est difficile d'en trouver en France, j'ai donc utilisé du riz Arborio, attention donc à la cuisson, il est beaucoup plus délicat !
Risotto à la frisée
Ingrédients (Pour 4 personnes)
240g de riz
1 frisée
1 litre de bouille de légumes
1 oignon doux
Huile d'olive (QS)
60g de beurre
60g de parmesan fraîchement râpé
1 verre de vin blanc sec
Sel, poivre du moulin
0- Préparez votre bouillon de légume avec carottes, poireaux, céleri (...), sel, poivre et bouquet garni. Faîtes cuire 1h, filtrez, réservez.
1- Epluchez la frisée, couper les feuilles en 2. Emincez l'oignon en mirepoix (petits cubes).
2- Faîtes sauter à feu vif pendant 5 à 10 mn (selon la taille des feuilles) la frisée dans une poêle chaude avec un filet d'huile d'olive en remuant souvent. Les feuilles doivent rester croquantes à coeur.
Préparation du riz
3- Faîtes revenir l'oignon dans une casserole à feu doux dans 2 CS jusqu'à ce qu'il soit blond (attention à ne pas lui donner trop de coloration).
4- Versez le riz et faîtes le sauter avec l'oignon jusqu'à ce qu'il devienne nacré : surtout il ne faut pas que le riz colore d'aucune façon !! le feu ne doit donc surtout pas être fort. Remuez constamment, cette cuisson peut durer 5 minutes.
5- Pendant ce temps faîtes bouillir le bouillon, et conservez le au chaud.
6- Ajoutez le vin au riz puis, après l'avoir laissé s'évaporer complètement, mouillez avec 1 grosse louche de bouillon de légume bouillant.
7- Après complète absorption du bouillon recommencez l'opération jusqu'à ce que le riz soit parfaitement cuit (il doit rester légèrement croquant à l'intérieur et souple à l'extérieur).
Finition
8- 5 mn avant la fin de la cuisson, ajoutez la frisée cuite. Rectifiez l'assaisonnement.
9- Ajoutez le beurre et le parmesan (sans mélanger), laissez reposer pendant 2 minutes puis mantecare : procédez à la liaison en mélangeant rapidement.
10- Ajoutez les tranches de coppa et les pignons torréfiés. Servez
Vous verrez, la point d'amertume amenée par la frisée se marrie parfaitement bien à la douceur du risotto. J'y ai aussi ajouté de la coppa (pour rappeler le fameux lardon !!) et quelques pignons. Pourquoi des pignons ? Parce que, c'est comme ça, NA !
A bientôt,
Fred












